Narcophony - plays the residents - 0101.13 - digipak - 40'40"

The festival of death
The act of being polite
Perfect love
In between dreams
The simple song
Ship's a' going down
Jambalaya (on the bayou)
Hello skinny (real audio)
Whatever happened to vileness fats ?
Broccili & saxophone
Eloïse
Lord, it's lonely
The knife fight / the importance of evergreen

 
 
 

Narcophony n’a pas fini de visiter les maisons hantées par la mémoire des musiciens les plus effrénés de ces trente dernières années. Après Nurse With Wound, ils se collent à l’oeuvre hallucinogène du plus phénoménal des pop combo de San Francisco : The Residents.

Fort d’un effectif stabilisé autour du duo Eric Aldéa / Ivan Chiossone avec Christine Ott (collaborations avec Radiohead, Yann Tiersen ... - Ondes Martenot), François Cuilleron (ex Bästard – guitares et violons) et Hasmig Fau (violoncelle), Narcophony passe au rouleau recycleur 13 morceaux de la première heure des Residents (de 1974 à 1985), avec la même énergie débridée qui caractérisait le groupe avant-gardiste.

Gagné par le ludisme qui habitait les contemporains de Kraftwerk, le groupe joue la carte du passage renversant de l’analogique à l’acoustique. Réservant la plupart des thèmes aux atemporelles Ondes Martenot (ancêtre de l’électronique), le groupe reprend les instrumentations mutines par des envolées de cordes et autres intrusions d’instruments rares. Un coup de maître incongru qui intensifie la période la plus riche des Residents.
Du mystique "Festival of Death" aux fugaces aventures de "Vileness Fats", "Narcophony play The Residents" opère un détournement de haute-voltige. Il s’empare du très condensé "Commercial Album" (1980), pour mieux en disséquer les tubes pop exacerbés d’une minute chacun, et entre au panthéon des chansons les plus tristes de la terre avec le morceau fétiche "Hello Skinny".
Revisiter l’histoire de la musique américaine à travers une série était l’un des ambitieux projets des Residents arrêté en cours de route. Narcophony le ressort du haut-de-forme avec "Jambalaya" de Hank Williams, et lui fait subir une glissade acrobatique improbable.
Autre projet avorté redoré par le blason de Narcophony: le fougueux "Whatever happened to Vileness Fats", BO incandescente d’un long-métrage en suspend, qui trouve ici un aboutissement inespéré.
Comme les Residents l’avaient fait avec les Beatles sur leur premier album "Meet the Residents" (1974), Narcophony joue en virtuose avec la matière première et poursuit une histoire prégnante de rebondissements, avec la même effervescence que leurs aînés du far west.

 
 
 


Eric Aldéa "Saturno o cipolla ?"

Eric Aldéa "Cutting flat"

"Narcophony"

"Kabul"